Que suis-je ?

noirJe ne ferai pas l’insulte à Charlie de prétendre être Charlie. Je ne ferai pas l’insulte aux musulmans de prétendre être musulman.

J’ai aimé Charlie Hebdo, passionnément. Ce sont eux, ces dessinateurs, ces journalistes, tous ces collaborateurs, qui ont participé à forger ma conscience politique. Tant de questions sur lesquelles ils m’ont accompagné, guidé, poussé à me faire mes propres opinions. Et pourtant ces dernières années j’étais fâché avec Charlie Hebdo. Passionnément là aussi, comme on ne peut l’être qu’avec ceux que l’on a vraiment aimés. Leur ligne éditoriale me blessait. Les critiques répétées contre les musulmans, des dessins à la limite de l’homophobie, je ne me reconnaissais plus dans ce journal qui m’avait tant apporté. J’étais fâché avec Charlie, toujours avec l’espoir que nous puissions un jour nous réconcilier, mais j’étais fâché, et malgré mes larmes je le suis encore.
Je ne suis pas musulman, pas plus que je ne suis chrétien ou juif. Je ne crois en aucun dieu et je soutiens totalement le droit à blasphémer, à injurier toute divinité que ce soit, sans pour autant que cela donne le droit d’injurier les croyants. Lire la suite

Les 15 règles de Molly Crabapple pour un succès créatif à l’ère d’Internet

(Molly Crabapple a écrit ce texte pour le site de Cory Doctorow, boingboing.net. Vous pouvez trouver la version originale ici. Elle a eu la gentillesse de m’autoriser à le traduire et le poster, merci à elle ! Ce texte n’étant pas de moi, je ne peux le laisser en licence CC, comme le reste de ce site merci de votre compréhension et bonne lecture -Vincent Maston)

Molly Crabapple - photo : Dellvium (Licence :  CC-BY-SA-3.0)

Molly Crabapple – photo : Dellvium (Licence : CC-BY-SA-3.0)

Je suis artiste visuelle et écrivaine. Cela signifie que j’ai fait à peu près tout ce que l’on peut faire et qui implique de créer des images (je suis en revanche plus novice en ce qui concerne l’écriture). J’ai dessiné des bites pour Playgirl. J’ai peint une reproduction de mon visage de deux mètres de haut sur laquelle j’ai minutieusement calligraphié des choses que l’on m’a dites sur Internet, puis je l’ai exposée dans une galerie de Tribeca comme une sorte de totem. J’ai réalisé en direct des esquisses de snipers à Tripoli. J’ai fait les illustrations de livres pour enfants auto-publiés pour dix dollars la page. J’ai peint, en équilibre instable sur un échafaudage improvisé dans le froid glacial d’une aube britannique, des cochons sur la façade d’un des nightclubs les plus chics au monde.

Cela fait huit ans que je gagne ma vie en tant qu’artiste, et ce Presque totalement sans galerie et jusqu’à très récemment sans agent. Ça a été un travail harassant qui m’a régulièrement plongée dans des dépressions. Aujourd’hui, j’ai un certain succès. Je gagne bien ma vie, même en vivant à New-York, j’ai un assistant à plein temps qui gagne un salaire de classe moyenne, et j’ai écrit un livre qui va sortir chez une importante maison d’édition. Je me sens chanceuse et reconnaissante pour tout cela.

Mon succès n’aurait pas été possible sans internet. J’ai été sur toutes les plateformes, de Craigslist et Suicide Girls à Livejournal, Myspace, Kickstarter, Tumblr et Twitter. J’en ai assez des réseaux sociaux mais j’y suis en même temps accro. Ce qui vous nourrit vous détruit, comme on dit. Plus ça va, plus Internet est géré par des entreprises et centralisé, et je ne sais pas si l’avenir n’appartient pas à des plateformes des grandes sociétés privées. J’espère que non.

Voici ce que j’ai appris : Lire la suite

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« Le premier concert de Germain Rotelier », une nouvelle inédite pour Ray’s Day !

Pour fêter dignement Ray’s Day, suivant une idée assez géniale de Neil Jomunsi, j’ai écrit une nouvelle inédite : « Le premier concert de Germain Rotelier ». Elle se passe quelques années avant Germain Dans Le Métro, et j’espère qu’elle vous plaira. N’hésitez pas à la partager, elle est là pour ça !

Vous pouvez la télécharger ici au format pdf ou epub.

Bonne lecture !
Vincent

(nb : pour des raisons bassement commerciales, cette nouvelle n’est pas, contrairement à tout le reste de ce site, sous licence Creative Commons)