Dark Dark Dark, Matt Elliott, Alden Penner – 24/03/2011 – Le Café de la Danse, Paris

Une soirée en demi-teinte, sauvée par une Matt Elliott en grande forme.

Mais qu’est-il arrivé à Alden Penner ??? On l’avait quitté bondissant sur le punk expérimental des Unicorns et de Clues, voilà qu’on le retrouve à chanter des cantiques.
Et quand on dit des cantiques, on parle de vrais cantiques d’église, avec la lumière du Mont Sinaï qui se reflète sur la beauté de Dieu Tout Puissant et tout le bazar, hein. Et puis habillé comme un communiant, avec sa jolie chemise bien repassée et boutonnée jusqu’en haut.
Alors même si on sent, au fond, le talent mélodique indéniable du bonhomme, franchement, on le préférait s’embrouillant en plein concert avec le patron idiot du house of live, quoi. Amen.

Bien bien moins dans les bondieuseries, Matt Elliott passe chanter ses chansons qui, nappe sur nappe, font ressortir des fantômes de chanteurs de pays de l’est et de marins saouls au bar du port. Ça faisait un certain temps qu’on ne l’avait pas vu, et le bonheur est toujours aussi intense de voir ce grand échalas habité par une voix et des morceaux qui semblent le maitriser bien plus qu’il ne les maitrise lui même.
Un set bien loin d’être anodin, comme toujours avec l’Anglais. On promet de ne plus attendre des années avant de retourner gouter à ses chansons à boire.

Pas grand chose à dire sur Dark Dark Dark, sensation folky du moment, qui joue des morceaux loin d’être désagréables, mais qui ne nous parlent pas vraiment. On restera sur notre faim, mais des amis au gouts sur nous diront avoir été transportés par ce set, alors écoutez par vous même, vous passerez de toute façon au minimum un moment agréable.

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