Michel Cloup, MellaNoisEscape – 16/02/2012 – Le Petit Bain, Paris

Pour présenter son premier album solo, Michel Cloup vient à Paris pour un concert généreux.

Plus vraiment la peine de présenter Olivier Mellano. Depuis une quinzaine d’années, il participe à à peu près tout ce que le rock français a pu produire de meilleur, du Miossec des débuts à Lætitia Shérif, en passant par Dominique A. Ce premier contact avec son projet solo MellaNoisEscape nous semblait des plus prometteurs. D’autant plus que loin de la chanson française, c’est dans un style résolument rock qu’on le retrouve ce soir, seul à la guitare et au chant. Si l’ensemble est assez convaincant, on se serait bien passés de tous ses gimmicks sonores, et particulièrement des effets aussi omniprésents que pénibles sur sa voix.

Cela faisait plusieurs années qu’on avait un peu lâché Michel Cloup, pas vraiment touchés par les fourre tout soniques qu’étaient devenus Expérience et Binary Audio Misfits. Mais en fin d’année dernière, d’un coup, son album très personnel, Notre Silence, nous a mis une claque. En évoquant un deuil, cet album nous parlait au final principalement de la paternité, dans ce qu’elle peut avoir de plus désarmant et passionnant. C’est donc avec une forte attente que nous entrons dans ce set en duo qui, au début, autant l’avouer, nous déçoit un peu.
Cloup semble peu à son aise, fait la tête, trébuche dans ses morceaux, qui restent pourtant magiques, comme Cette Colère. Tout s’améliore heureusement à partir du bouillonnant Notre silence. Suivront entre autre un nouveau morceau, très doux et très beau, Ensemble, puis l’arrivée sur scène de Pascal Bouaziz, de Mendelson, venu compléter le groupe pour une version fiévreuse de Seule La Musique de Jean-Louis Costes, retour à un punk presque adolescent.
Mais le moment qui allait nous achever était encore à venir, avec une version solo de De La Neige En Été. Pour nous, qui n’avions pas eu la chance d’être présent à Vendôme lors de la très éphémère reformation de Diabologum, ce serait un euphémisme que dire que cette interprétation, très personnelle et presque expérimentale, nous a comblé.
Au final, voilà ce que nous retiendrons de cet intense concert du toulousain : de la générosité. Sans prise de tête, n’hésitant pas, pour rappel, à rejouer L’Enfant qu’il estimait avoir loupé, Cloup a su, avec simplicité, donner un vrai moment d’émotion au public. Parfait? Loin de là. Et tant mieux.

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