Route du Rock 2010, deuxième jour – 14/08/2010 – Saint Malo

Après la belle soirée de la veille, et une nuit d’orage, retour à notre fort boueux préféré pour une soirée en demi-teinte, entre des découverts magiques et un grosse déception

En ce début de soirée, Martina Topley-Bird livre un trip-hop à la limite du folk, plutôt agréable, mais qui ne laissera pas un souvenir impérissable. Sympathique.

La comparaison, pour etre facile, voire paresseuse, n’en est pas moins pertinente : The Hundred In The Hands font en effet penser à The Kills. Mais à des Kills qui auraient troqué l’électricité rageuse contre une électronique plus douce, voire par moment déchirante, comme sur leur single, l’épatant Tom tom. Sans conteste une des révélations de cette édition, qu’il nous tarde de recroiser sur d’autres scènes.

De Foals, on avait jusqu’à présent entendu assez peu, on était même complètement passés à coté de cette sensation 2008. Session de rattrapage donc pour ces anglais oscillant sans cesse entre math rock -le très vif Cassius- et rock plus atmosphérique, à la lisière du post-rock sur un Spanish Sahara dantesque. Un set à l’intensité sans faille, qui nous emportera sur toute sa durée, d’un groupe qu’on ne laissera plus passer sans se jeter dessus. Après The hundred in the Hands juste avant, on commence à se dire que cette soirée est une totale réussite.

Hélas, cette impression se révélera vite bien fausse. Alors qu’il y a quelques années de ça, des concerts de Massive Attack au Zénith de Paris avaient été absolument fantastiques, ce soir, on s’ennuiera ferme devant la troupe de Bristol. Se laissant bouffer par les projections à messages (et quels messages ! La guerre c’est mal, faut pas tuer les enfants, la famine c’est pas bien…), enchainant les guests dont la seule occupation aujourd’hui est « guest de Massive Attack », on passera le set à attendre le suivant, en somnolant gentiment. Bon, la prochaine fois, les amis, on veut des chansons éblouissantes et des lumières discrètes. Pas le contraire, pigé ?

Les Irlandais de Two door Cinema Club font des pop songs assez imparables et catchys, à l’énergie communicative. Alors certes, dès leur apparition, la moyenne d’age du public a été divisée par deux, et il n’y a rien dans ce set de franchement original. TDCC se contentent de jouer leur pop ciselée et mélodique. C’est tout, et c’est déjà énorme. Un groupe parfait pour une fin de soirée.

Térassés par la fatigue, nous ne resteront pas pour We Have Band. Une prochaine fois !

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