Route du Rock 2010, troisième jour – 15/08/2010 – Saint Malo

Déjà la fin du festival, avec une dernière soirée qui se révèlera une des plus étonnantes depuis un bon bout de temps.

Dans le genre pop folk, Thus:Owls tirent bien leur épingle du jeu, grâce à de belles envolées. On ira écouter de plus près leurs albums, mais on pense avoir trouvé là une belle pépite fragile.

Alors là, franchement, honnêtement, ça vient de nous. Parce qu’à voir tout un tas d’amis de bon gout s’extasier devant Archie Bronson Outfit là ou l’on n’a vu qu’un ramassis de clichés ennuyeux dans de jolis boubous, c’est que nous avons tort. Il faudrait qu’on aille les voir à nouveau, pour être sur. Sauf que non, hein.

Que le coupable se dénonce. On ne luis fera rien, on ne le grondera pas, mais qu’il assume. Qui a mis du LSD dans la bouteille du guitariste de Serena Maneesh. Non parce qu’un set entier comme ça à courir d’un coté à l’autre de la scène, à faire cabrioles sur cabrioles, à se trainer par terre, il doit y avoir une raison chimique. Du coup, on aura eu un peu de mal à réellement entrer dans la musique, tellement nous regardions le petit bonhomme sauter dans tous les sens. Un peu dommage au final, leur shoegaze aux accents Sonic Youth tient plutôt bien la route, et se révèle même enthousiasmant durant les rares moments ou le norvégien se calme deux minutes.

Attendus comme le groupe du festival, les New-Yorkais de The National n’ont pas déçu. Comme presque à chaque fois, leur rock ciselé fait mouche et nous chavire. On ne le dira jamais assez : sur disque, et surtout sur scène, The National est le groupe à suivre absolument, et le public commence enfin à le réaliser. Après 10 ans, il était temps.

Après le set de The National, voilà qu’un énergumène barbu arrive sur les remparts. Il s’agit du texan Josh T. Pearson, venu jouer pendant la (looooooooooongue) installation des Flaming Lips. Si l’idée était plutôt bonne, les conditions sonores ne nous permirent d’entendre qu’une cague musique noyée sous les essais guitares de la scène principale. Fort dommage, d’autant que lors des balances, Pearson avait su installer un vrai rapport avec les quelques journalistes et bénévoles déjà présents.

Une fois leur installation enfin terminée, voilà les Flaming Lips qui envahissent la scène de ballons, confettis, ours et autres animaux. Le spectacle, comme à chaque fois avec eux, est total et jouissif. Tout juste regretterons nous qu’obnubilés par ce spectacle fou, les américains oublient parfois de jouer des morceaux, préférant se lancer dans une laborieuse explication de texte. Pour la prochaine fois, les amis, trois micros, une batterie et quelques instruments, et c’est tout. La musique des Flaming Lips est trop belle pour la voir un peu trop régulièrement se faire reléguer au second plan.

Pour avoir déjà vu The Rapture, on sait qu’on est totalement hermétique à leur morceaux. On rentrera donc avant leur set, profitant une dernière fois de cette ambiance si particulière qu’il nous tarde de retrouver en 2011. Comme chaque année, on repart de la Route du Rock en sifflotant, la tête dans la nuit dans laquelle se détache les lumières de la scène. A l’an prochain !

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