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Les 15 règles de Molly Crabapple pour un succès créatif à l’ère d’Internet

(Molly Crabapple a écrit ce texte pour le site de Cory Doctorow, boingboing.net. Vous pouvez trouver la version originale ici. Elle a eu la gentillesse de m’autoriser à le traduire et le poster, merci à elle ! Ce texte n’étant pas de moi, je ne peux le laisser en licence CC, comme le reste de ce site merci de votre compréhension et bonne lecture -Vincent Maston)

Molly Crabapple - photo : Dellvium (Licence :  CC-BY-SA-3.0)

Molly Crabapple – photo : Dellvium (Licence : CC-BY-SA-3.0)

Je suis artiste visuelle et écrivaine. Cela signifie que j’ai fait à peu près tout ce que l’on peut faire et qui implique de créer des images (je suis en revanche plus novice en ce qui concerne l’écriture). J’ai dessiné des bites pour Playgirl. J’ai peint une reproduction de mon visage de deux mètres de haut sur laquelle j’ai minutieusement calligraphié des choses que l’on m’a dites sur Internet, puis je l’ai exposée dans une galerie de Tribeca comme une sorte de totem. J’ai réalisé en direct des esquisses de snipers à Tripoli. J’ai fait les illustrations de livres pour enfants auto-publiés pour dix dollars la page. J’ai peint, en équilibre instable sur un échafaudage improvisé dans le froid glacial d’une aube britannique, des cochons sur la façade d’un des nightclubs les plus chics au monde.

Cela fait huit ans que je gagne ma vie en tant qu’artiste, et ce Presque totalement sans galerie et jusqu’à très récemment sans agent. Ça a été un travail harassant qui m’a régulièrement plongée dans des dépressions. Aujourd’hui, j’ai un certain succès. Je gagne bien ma vie, même en vivant à New-York, j’ai un assistant à plein temps qui gagne un salaire de classe moyenne, et j’ai écrit un livre qui va sortir chez une importante maison d’édition. Je me sens chanceuse et reconnaissante pour tout cela.

Mon succès n’aurait pas été possible sans internet. J’ai été sur toutes les plateformes, de Craigslist et Suicide Girls à Livejournal, Myspace, Kickstarter, Tumblr et Twitter. J’en ai assez des réseaux sociaux mais j’y suis en même temps accro. Ce qui vous nourrit vous détruit, comme on dit. Plus ça va, plus Internet est géré par des entreprises et centralisé, et je ne sais pas si l’avenir n’appartient pas à des plateformes des grandes sociétés privées. J’espère que non.

Voici ce que j’ai appris : Continuer la lecture