The Polyphonic Spree, No Monster Club – 18/09/2015 – Le Trabendo, Paris

Une excellente découverte et un moment de rare euphorie pour cette belle soirée au Trabendo.

  • Josh T. Pearson - 15/08/2010

Un des plus beaux moments que puisse vivre un amateur de concert est celui durant lequel une première partie inconnue se révèle être excellente. Avec les quelques autres rares spectateurs arrivés suffisamment tôt au Trabendo ce soir j’ai eu la chance de vivre une telle expérience. Je ne connaissais les irlandais de No Monster Club ni d’Eve ni d’Adam, et en l’espace de 10 morceaux ils sont devenu un groupe que je suivrai dorénavant avec le plus grand intérêt. Avec leur suite ininterrompue de bombes pop, dont une reprise du One Through Four de Tripping Daisy pour laquelle ils sont rejoints par Tim DeLaughter himself, ils offrent au public un excellent moment. Ce n’est pas un hasard si DeLaughter lui même, après la fin du concert, passe autant de temps à dresser leurs louanges qu’à dédicacer ses albums à tous ses fans.

Pour cette tournée et ce premier concert parisien depuis plus de 10 ans, The Polyphonic Spree sont venus en formation réduite. Mais « formation réduite », pour la fanfare de Tim DeLaughter, ça fait quand même 15 musiciens sur la scène du Trabendo. Ils commencent par jouer dans son intégralité leur premier album The Beginning Stage pour fêter ses 15 ans. Le moment est assez émouvant, mais le concert explose surtout ensuite, quand le groupe se lance dans des morceaux plus récents et plus explosifs, tels les splendides Hold Me Now et Popular By Design. C’est là DeLaughter montre vraiment son génie de showman. Il saute dans tous les sens, harangue le public, donne tout ce qu’il a pour emmener les spectateurs avec lui dans un moment de joie pure. Car au final The Polyphonic Spree c’est surtout ça : de la joie partagée sans le moindre cynisme, du plaisir au premier degré. Eux et I’m From Barcelona sont les seuls groupes que je connaisse qui amènent un tel bonheur en concert, une telle euphorie. On chante, on danse, on rit, on est émus lors d’un medley de piano, instant de calme au milieu du concert, et on hurle en chœur le refrain de Lithium, la reprise de Nirvana qui vient conclure cet inoubliable moment.

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